Chapitre 3

J’ai arrêté de tuer les baleines

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Le plastique est fantastique, le plastique est versatile, pratique, mais aussi… meurtrier.

Je n’en ai pris conscience que bien tard, en 2015, grâce au blog de Lauren Singer. C’est comme si toutes ces années de sensibilisation par Surfrider Foundation dans mon école primaire ne m’avaient pas fait percuter pareil (j’ai grandis à St Jean de Luz sur la côte Basque).

Depuis, j’ai pris le temps de lire, de m’informer et de comprendre l’étendu du problème.

FLASHBACK Quand j’étais petite, dans les années 90, je me rappelle vaguement qu’un navigateur avait trouvé une poche plastique Leclerc au milieu de la mer. Ça avait créée un super bad buzz à la suite duquel Leclerc avait décidé de ne plus donner de poches à usage unique. Je me rappelle des premier cabas à la maison. Nous les avions dans le coffre de la voiture, tout prêt à être dégainés lors des courses hebdomadaire.

J’ai aimé le plastique.
Vraiment.
J’ai aimé la simplicité de vie qu’il m’a offert au cour d’une journée :

Une pause ? Un café à la machine.
Faim ? Des Kinder Bueno à la machine.
La peau qui tiraille ? Une super crème hiver tout-doux dans son tube rose.
Soif ? Une bouteille d’eau à la machine.
Faim ? Super les nouveaux haribos !

Et ça… plusieurs fois pas jour à la fac ou au travail.

Le soir, quand je rentrai, je m’arrêtai systématiquement à la supérette à côté de chez moi.

Je m’achetais de quoi survivre le soir même.

Oui mais voilà…

Les courses au jour le jour coûtent cher : pour le porte monnaie et en terme d’impact environnemental.

Alors si on s’en fiche, très bien.

Sauf que moi, je n’ai jamais voulu tuer une baleine.

Ni polluer l’eau, encore moins l’air.
Je n’ai pas non plus voulu que mes déchets plastiques finissent déversés dans les pays pauvres (cf. le reportage d’Envoyé Spécial sur les déchets européens qui finissent en Chine ou en Malaisie).

Et sans doute que toi non plus.

Mais voilà, c’est ce qu’il se passe.

Sous couvert de simplicité et de liberté, on nous a rendu complice d’un crime.

On peut toujours essayer d’enrailler le problème du plastique en développant le recyclage.

D’ailleurs aujourd’hui c’est la journée mondiale du recyclage.

Dans une prochaine lettre on parlera de cette fausse-bonne solution vendu comme la panacée.

La voie la plus rapide pour préserver l’environnement, serait d’arrêter de produire autant de plastique.

La solution intermédiaire, accessible à toutes et tous, consiste à ne plus en acheter.

A ne plus en consommer.

A cesser de participer au génocide le plus terrible et sans précédent : celui de l’asphyxie des océans, de l’effondrement de la biodiversité…

Les images, tu les as déjà en tête. Je n’ai pas besoin d’aller plus loin.

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