Chapitre 2

Je suis une écolo qui ne sent pas des pieds

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Mousse qui pique les yeux, cheveux qui grincent sous la douche, compositions obscures, bouteilles et flacons à usage unique qui font déborder la poubelle de tri, allergie, sécheresse et rougeur cutanée, mais aussi scandale sur le paraben, les perturbateurs endocriniens et les micro-billes de plastique…
On fait toutes et tous comme si c’était normal de vivre ça au quotidien.

Quand j’étais en troisième année de licence en 204-2015, je suis partie étudier à l’étranger : en Finlande, mon pays chouchou. Là bas, j’ai découvert, testé et adopté une nouvelle routine corporelle. En Finlande j’ai appris deux choses qui ont changé ma vie.

FLASHBACK Je me revois dans les rayons d’Yves Rocher. Avec ma super carte postale adressée spécialement à mon nom pour mon anniversaire. 30% !! Trop cool. J’allais pouvoir m’acheter la grande bouteille de lait corporel à l’abricot. La meilleure odeur du monde. Sauf quand c’est l’été. La c’est le monoï. En plus, c’est des plantes. C’est naturelle (enfin je crois).

Premièrement, il y a pleins de corps de formes différentes.

Et ça je l’ai appris au sauna. Le sauna est un rituel au moins hebdomadaire, si ce n’est quotidien. Il est courant de le faire nu·e·s entre ami·e·s ou en famille.

Imaginez. Vous faites votre sauna pendant 15 minutes à 70° puis vous sortez dans le jardin vous rouler dans la neige, ou bien, en été, vous baigner dans le lac.

Nu·e.

C’est incroyable.

A ce moment là j’ai pris conscience que j’avais un corps, que les autres avaient des corps.
Que nous étions belles et beaux et que la nature qui nous entourait l’était aussi. Le sauna finlandais n’a rien de sexuel.
Il sublime le corps et souligne la fragilité et de la petitesse de notre vie dans ce vaste monde.
J’ai compris combien nous dépendions des éléments.

C’est à la fois fascinant et effrayant.

Deuxièmement, on peut prendre soin de soin différemment.

Dans les saunas traditionnel, il n’y a pas l’eau courante.
Soit on va chercher l’eau à la rivière/au lac avec un seau pour se laver à l’intérieur du sauna (en hiver) (donc on est plutôt économe car c’est un travail physique et froid), soit on se baigne directement et on se lave… à l’eau !

Certaines de mes ami·e·s utilisaient des gels douches du commerce, mais la plupart, après s’être frotté·e·s au gant, au sucre ou à l’argile, ne se lavaient qu’à l’eau ou avec un savon artisanal.

C’est en l’expérimentant dans mon corps que j’ai compris que prendre ma douche tous les jours ne me rendait pas forcément propre.
J’ai compris que se laver et se doucher ne voulait pas dire la même chose.

En plus de ma conception de la propreté, il me semblait que je devais revoir celle de l’hydratation et de la beauté en général.

J’ai investie dans un équipement durable : brosses pour le corps, brosse à cheveux et peigne en bois, escurette, cup menstruelle…

Pour le reste, je dépense largement moins de 100€ par an pour : du savon, des huiles végétales, de l’eau floral, des huiles essentielles…

J’ai trouvé un équilibre durable pour ma santé, mon porte feuille et la planète.

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