Burn out du Colibri

La planète brûle à cause des intérêts politico-économiques des « grands méchants ». Est-ce parce que l’on est le plus petit oiseau du monde que l’on doit accepter de s’épuiser à « bien faire » et se contenter de son petit bec de colibri* ? À me diviser en mille et à combattre des moulins à vent, j’ai frôlé le burn out militant

le cri-collage enfant
Création Emmy 15 ans

Fatiguée des petits pas

Zéro déchet, végane, crudivore, bio, locavore, no-poo, pas de voiture, un fournisseur d’électricité verte, une communication non-violente dans un monde violent, des fringues de seconde main, une consommation limitée en eau, une brosse à dents biodégradable, une cup, un mini appartement… je fais tout ce que je peux pour limiter mon empreinte environnementale. Tout ce que les blogs à la mode pour personnes concernées, recommandent. Mais je suis fatiguée. Je me suis perdue dans les méandres de l’engagement éthique et éco-responsable. Jusqu’où dois-je aller pour faire ma part ?

C’était le jeu, l’attrait de départ. Je voulais faire mieux : pour moi, pour la préservation de la nature, pour les Autres et quand on met le doigt dans une alternative, y’en a 1000 autres qui t’arrivent en même temps. C’est un peu comme la révélation de Dieu, tout à coup tu comprends qu’il y a un nouveau monde et tu plonges dedans. Il y a des gens qui font petit à petit, lentement, sans se brusquer et il y a celles et ceux qui, comme moi, sont passionné·es, veulent tout ou rien. Je voulais tout faire, sous couvert d’être cohérente. Je suis comme ça, une passionnée, une idéaliste, une naïve qui a cru que la solution serait si simple.

think outside the box
Image : Florian Belmonte

Je suis allée tellement vite et loin, qu’en quatre ans j’ai l’impression d’avoir atteint la limite de ce qu’une personne peut faire seule à son échelle pour se changer elle-même (et donc « le monde » selon la maxime d’un bienheureux)… Alors donc ? Il vient quand le monde meilleur ? Non parce que là, j’en ai marre d’attendre, merci. J’ai tout bien fait mes devoirs, je suis une bonne élève, on me dit « fais ta part, fais de ton mieux » et je défonce la baraque ! Mais ce n’est jamais assez ! M’aurait-on menti ?

Un peu déçue

J’ai beau regardé autour de moi, depuis quatre ans d’engagement pour la transition et le zéro déchet : un iceberg de 10 milliards de tonnes s’est détaché de la banquise au Groenland, le glyphosate en a repris pour encore 5 ans, les animaux marins étouffent sous le plastique, les gens utilisent encore des poches plastiques à usage unique alors qu’elles sont censées être « interdites », la boulangerie proche de chez moi jette 100kg de pain invendu par semaine, les pauvres oiseaux se font flinguer par les lobbys de la chasse,… Alors quoi, il ne faut juste pas regarder le reste du monde ? Ouah, mais quelles sont belles ces autruches !

this-way-that-way

Alors voilà, je le dis : j’en ai marre du mensonge du colibri. Et pourtant j’y ai cru. Mais je ne peux plus attendre. Ça fait quatre ans que j’attends. On ne peut pas changer la société en ne pariant que sur le paramètre de la responsabilité individuelle, parce que le monde n’est pas constitué d’individus indépendant·e·s les un·e·s des autres. Le croire c’est, au mieux être mal informé·e·s, au pire, faire partie de ceux qui font la promotion de ce mensonge. Le monde est complexe, constitué de cultures, de structures, de forces et, surtout, de jeux de pouvoir.

croissance à tout prix

Bien sûr que je sais que mon exemple de « petits pas » en a inspirés d’autres. C’est cool. J’ai des témoignages tous les jours et je suis contente de voir que ça tilte dans la tête de certain·e·s. Mais malgré mon travail de conférences, de consultante et d’animatrice d’ateliers zéro déchet, malgré les podcast, le blog et les réseaux sociaux, quand je sors de ma bulle green je me rends compte que ce qu’il manque c’est une structuration politique de la transition pour que les gens arrêtent de croire que je fais ça pour « m’occuper ». Comme dirait quelqu’un que j’ai rencontré sur les routes de Norvège : « La transition c’est pas un (putain de) hobby : c’est vital parce que le monde change. »

Justice sociale et climatique

« Faire sa part » n’étant pas donné à tout le monde, ce n’est pas équitable de ne miser que sur cela. Dans les milieux de la transition que je fréquente on retrouve majoritairement les mêmes profils : blanc·he·s, éduqué·e·s (études supérieures), bénéficiant d’un réseau d’ami·e·s ou de famille et n’étant pas nécessairement dans le besoin financièrement parlant. En somme : des privilégié·e·s (et je m’inclue dans le lot). Or, on ne peut pas demander aux victimes de pressions et d’injustices sociales (vulgairement « classe populaire » ou ces jours-ci « gilets jaunes ») d’agir comme les privilégié·e·s sous prétexte que ce ne serait que par l’action individuelle que l’on changera le monde.

la marianne casquÉe - goin 2016
LA MARIANNE CASQUÉE – Goin 2016

Et il n’est pas non plus honnête de faire l’apologie de la pauvreté (ou plus joliment appelé sobriété heureuse) comme nouveau moyen de bonheur alors que chaque année, en parallèle de ceux qui s’en mettent plein les poches et ne payent pas leurs impôts en France, il y a des milliers de personnes incapables de subvenir à leurs besoins. Ça me donne l’impression que c’est un nouveau concept à la mode, une fausse modestie bourgeoise qui a le luxe de se jouer du système. Et le système, c’est le grand oublié de la philosophie colibri. Cette doctrine invite les gens à se satisfaire du système qu’il leur est donné, à ne jamais le questionner ou le modifier : les oppressants restent intouchables et les opprimé·e·s deviennent des colibris. Mignon.

En pleine difficulté financière j’ai moi-même cru qu’il n’était pas si difficile de vivre avec peu. Bien-sûr je suis de cette génération d’esprit start-up qui croit fort en la volonté personnelle, au travail et à la détermination, mais finalement, je suis quand même trop sensible à l’injustice dans le monde pour me satisfaire de quelques coup de pioches, d’une séance de yoga et d’une paire d’œillères, pour vivre ma vie.

Dire qu’il suffit de se changer soi-même pour changer le monde c’est faire croire aux gens qu’ils n’ont pas besoin de la politique. En plus d’être incorrect, ça plait bien à la caste des politiques-politiciens car cela leur garantit leurs privilèges : pas de vague. Mais moi les vagues, j’aime trop ça (team surf).

Colibri fera de la politique

La société appel à un changement

Je suis désolée, mais je n’arrive plus à regarder la forêt brûler. Pour moi, réfléchir en termes de responsabilité individuelle c’est réfléchir avec les mauvais outils. Bien entendu, c’est très important que chaque être humain travaille sur lui individuellement, je ne dis pas le contraire. La société a besoin de personnes heureuses, bien dans leur tête et généreuses. Mais la société a aussi besoin de citoyen·ne·s éclairé·e·s sur ce qu’est la société aujourd’hui et prêt·e·s à se retrousser les manches pour changer la donne.

Les mouvements citoyens comme les gilets jaunes, les marches pour le climat, les pétitions en ligne pour dénoncer des injustices ou une inaction face à l’urgence climatique de la part de l’État Français, la campagne Il Est Encore Temps ou encore la proposition du peuple pour la mise en place d’un Référendum d’Initiative Citoyenne, témoignent d’une volonté de refonte. C’est à la fois effrayant et excitant de vivre ce moment historique ! Mais j’ai l’impression qu’il ne faut pas louper le coche. La société doit changer et quand je dis changer, je ne pense pas à un stratagème pour boucher les trous en mode « make our planet great again ». Je pense à une totale refonte des pouvoirs et des règles en place.

vote-sous-condition

Le local c’est la clé

Selon le Réseau Action Climat, 50% à 70% des solutions à la crise du climat se situent à l’échelle locale. Et il y a tellement de choses à faire : viser l’autonomie alimentaire, développer l’accessibilité aux transports doux, optimiser les réseaux d’eau, repenser les réseaux de chaleur et d’énergie, développer l’accès au logement et surtout, ne laisser personne sur le carreau de la transition. Et il est aujourd’hui nécessaire de comprendre que la politique change. Il ne s’agit plus de voter pour que d’autres fassent (ou pas) à notre place. Nous devons élire des chef·fe·s d’orchestre, des coordinateur·trice·s qui seront capables d’inclure la société civile dans la prise de décision et dans l’action !

C’est parce que j’ai, il me semble, atteint les limites de l’action personnelle et individuelle, que je vois la nécessité de structurer le changement à une échelle plus grande. Aussi, j’apporte mon soutien à l’initiative de liste citoyenne « Orléans Ensemble » en vue des municipales 2020. Je suis intéressée de voir comment le projet va évoluer. Je suis convaincue que la politique a besoin de se déprofessionnaliser, et des actions comme les Gilet Jaune nous montrent que le mouvement peut (doit ?) venir « du bas ».

Je vous invite à lire le blog 36000 communes ainsi que Christian Proust et son livre OSER s’impliquer dans la vie politique locale, car je pense qu’Orléans ne sera pas la seule ville en France à tenter l’expérience d’une démocratie différente.

citation-prefere-justine-zero-dechet

 

* Colibri est une référence à la fable que raconte Pierre Rabhi et qui a donné son nom au mouvement des Colibris, « faire sa part » : https://www.colibris-lemouvement.org/mouv…/legende-colibri


Pour cet article de blog, l’ensemble de mes recherches ont été effectué via le moteur de recherche Lilo. En collectant et en distribuant mes gouttes d’eau, j’ai participé au financement de l’association Desclicks qui travaille à réduire la fracture sociale, le développement des logiciels libres et le réemploi du matériel électronique. Se sentir utile, sentir que l’on peut participer à un changement plus grand que soit, est une manière de gérer son éco-anxiété !

22 réflexions sur « Burn out du Colibri »

  1. Hé bien, moi j’aime beaucoup ces coups de gueule ! La question de la transformation locale m’intéresse beaucoup, j’ai des sentiments contrastés mais on gagnerait à en discuter davantage. C’est une forme d’action collective qui a le mérite d’être bien plus concrète, avec des enjeux moins abstraits pour la plupart des gens. Après, à quel point peut-on changer les choses en prenant une mairie dans un pays aussi centralisé ? Peu évident, à Grenoble par exemple la municipalité écolo qui avait plein de beaux projets s’est retrouvée comme les autres à licencier et à fermer des bibliothèques par exemple. Tenir tête à l’Etat centra c’est se lancer dans un sacré bras de fer, refuser de rembourser des dettes, etc. Je trouverais ça génial, mais le risque est grand de reculer.
    Sinon tu connais peut-être, mais je pense que les écrits de Murray Bookchin sur le municipalisme t’intéresseraient beaucoup : https://www.revue-ballast.fr/bookchin-ecologie-radicale-et-municipalisme-libertaire/

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  2. Il me semble qu’au dernière élection, il y avait un groupe similaires à Montargis.

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  3. Bien d’accord, on peut tous en faire un peu mais la/le citoyen.ne lambda est suffisamment culpabilisé.e comme cela. Notre salut ne viendra effectivement que de soulèvements populaires, à la façon des islandais en 2011, contre nos dirigeants. Ah si chacun.e croyait suffisamment en son pouvoir !

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  4. Je me considère sensible à l’écologie depuis longtemps mais j’ai eu une prise de conscience m’amenant à faire beaucoup de changements, y compris l’entrée consciente dans le ZD, depuis 2 mois environ… alors que je suis arrêtée pour burn out!
    Ça fait partie de ma reconstruction personnelle.
    Cet article résonne donc étrangement car il me met en garde de ne pas transférer mes vieux démons professionnels dans ce nouveau domaine de ma vie et en même temps, ça m’offre une façon de relativiser la portée de mes efforts et donc de me mettre moins la pression ! Merci pour ça !

    Concernant la nécessité de passer par une action politique, je n’ai pas encore la solution non plus mais je suis d’accord avec le constat : montrer l’exemple est une façon de faire bien plus efficace dans la durée mais face à l’urgence de la situation c’est largement insuffisant. Donc ne pas se mettre trop la pression et faire les choses avec plaisir et ce qui apporte du sens ! Sinon ça sert à rien !
    Courage pour garder la foi ! 😊

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    1. Merci pour ton témoignage Sophie ! Il est trop beau 😉 Courage à toi !

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  5. Merci pour cet article. Je suis tout de même surprise que l’on frôle le burn out dans ce domaine. En se lançant dans cette démarche, j’ai pris conscience que je n’aurai pas assez d’une vie pour changer les choses. A mon niveau, c’est delà beaucoup et je transmets cela a mes enfants et mon entourage.
    Il m’est venue à l’idée que l’on pourrait intervenir dans les maisons de quartier, dans les écoles pour proposer un atelier zéro déchets a commencer par la réduction du gaspillage alimentaire : comment utiliser les verts de poireaux, les fanes au lieu de les jeter, faire ses crèmes dessert soi même en démontrant que c’est moins cher et que ca ne prend pas trop de temps, faire les gâteaux pour le goûter des enfants etc…
    Dans quelles mesures peut-on mettre ca en place?
    Solidairement vôtre!

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    1. Ahah ! Oui ça peut surprendre ! Dans mon cas, c’est à la fois mon activité pro (conférence, consulting, atelier zd), mon engagement militant et associatif. C’était un trop plein. Il est nécessaire de savoir s’accorder des moments de repos et/ou dédié à ses autres passions. Je me suis mise au kravmaga cette année 🙂
      Quant à votre projet vraiment intéressant, et je dirais même nécessaire, je vous conseille d’approcher un.e enseignant.e / directeur.trice, et de le lui proposer directement. Bonne chance !

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  6. Bonjour,

    Je suis tout à fait en phase avec ce texte, même si je ne suis pas allé aussi loin dans la démarche. A un moment donné, je me suis dit que je voulais bien aider à éteindre l’incendie avec mon petit seau, mais à quoi bon si à côté de moi il y a quelqu’un avec un lance-flammes qui met le feu à la forêt ??! Alors j’ai développé d’autres stratégies, je soutiens financièrement des associations qui vont dans le sens de la protection des animaux et de l’environnement, je signe des pétititions, je partage des articles (comme celui-ci!) qui font sens pour moi, je vais à des manifs pour le climat, la préservation des sols, j’en parle autour de moi, et je réfléchis aussi à la possibilité de l’engagement politique local. Ouf ! Bon, je me repose aussi 😉 Bonne continuation!

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    1. Le seau et le lance-flamme… oui c’est exactement ça ! Merci pour votre soutien !

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  7. Bonjour,
    merci pour le partage de réflexions, j’ai aimé la vigueur qui s’en dégage ! Je me suis sentie un peu ambivalente à la fin de la lecture . Oui pour organiser les actions qui émergent des collectifs, des associations… Mais est-ce que ça peut vraiment se faire via des listes citoyennes dans les élections ? Depuis quelques mois, je n’adhère plus à l’illusion de la représentation électorale… Pour l’échelon municipal, j’hésite. J’ai lu le lien sur le municipalisme (celui de la Nébuleuse), et ton témoignage accentue mes questionnements !
    NB : j’aime beaucoup le dessin de coq qui illustre l’article, d’où vient-il ? Merci 🙂

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    1. Bonjour Léa,
      Merci pour ton commentaire ! Ce coq n’existe plus qu’en photo : c’était un tag à Orléans qui a été recouvert 😦

      Je pense que l’engagement politique est nécessaire, pour celles et ceux qui s’en sentent les épaules bien-sûr 🙂
      Sans ambition politique, sans législation, sans loi, il y a de nombreux secteurs qui sont stoppés dans leur bonne volonté. PAr exemple au nationale : comment favoriser le bio si les aides baissent ? Comment pousser à la consommation de produits de 2nd main, si c’est moins avantageux que d’acheter neuf ? On a besoin à ces postes de décision et de gestion de la vie publique, de personnes responsables et qui comprennent le quotidien des habitant.e.s de leur territoire, plutôt que de personnes privilégiées qui n’ont fréquenté que de belles écoles.

      Être déçu.e de la politique actuelle s’entend et se comprend largement. Mais refuser d’y faire quoi que ce soit (se présenter, soutenir, voter pour la liste citoyenne) c’est se faire le jeu des politiciens du vieux monde ! Je crois qu’il faut avoir une vision pour une autre représentativité, un autre système en France. Et je crois qu’il faut aussi accepter que celles et ceux qui s’essaient à quelque chose de différent (liste citoyenne) n’apportent pas 100% de solutions satisfaisantes. Cependant, j’ai espoir que ce soit toujours plus que le système actuel.

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  8. Coup de gueule intéressant (qui me fait un peu penser à moi mais aussi aux autres qui résistent comme ils/elles peuvent). Personnellement, j’ai fait une pause. ça m’a permis de voir d’autres prismes. De comprendre que l’on pouvait que freiner le désastre dans le meilleur des cas (lire si c’est pas déjà fait: Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne et Raphael Stevens). Pour moi, et je dis ça avec beaucoup de prise de recul, c’est tout le système en effet qu’il faut changer. Dès la révolution, c’est parti dans la mauvaise voix (et avant c’était pas mieux). On a fait une « république démocratique » pour à la fois avoir des pro individualistes et à la fois avec des pro collectivistes. Rappelons qu’avant la révolution, le système était une monarchie et donc individualiste de surcroît. Dans ce système, la gauche était constitué par les révolutionnaires bourrés d’idées, de volontés de changer les choses dans le bon sens (utopistes?). A droite, c’était des conservateurs. Des gens qui défendait la monarchie donc l’individualisme quelque part…. Il y a eu plein de prise de pouvoir, coup d’état, …. pour avoir toujours (ou presque), le même genre de connards individualistes (napoléon 1, 2, 3….). Puis on a (la science a permis ça en tant que progrès humain et pas dans le but des servir les capitalistes) su extraire le charbon puis le pétrole et les individualistes se sont transformés en capitalistes, mais leurs mentalités de cons n’ont pas changé. Dans le camps adverses, l’anarchie est peu à peu apparu (voir ça en entier: https://www.youtube.com/watch?v=4SAjq4WaLaA), les deux guerres mondiales se sont enchaînés rendant les capitalistes encore plus riches et donc avec encore plus de pouvoir qu’ils ne l’avaient avant…. Et on en est encore dans ce système de merde qui favorise par toutes les carabistouilles possibles et inimaginables les capitalistes (libéralistes, néo-libéralistes, individualistes et aussi les racistes (comme trump par exemple))… Jusqu’où??? Le garde fou est bien entendu l’environnement. Le capitalisme avec le productivisme, la publicité, la mondialisation ont permis de franchir cette limite (depuis la fin des années 70), mais on continu de creuser encore car on a toujours pas botté le cul de ces connards… Je sais que quelque part, c’est foutu (depuis la fin des années 70. Manque de pot (ou pas) je suis de 87) , mais je ferais tout pour freiner le désastre. Quand bien même, admettons, Ô grand miracle, on arrive à survivre et à faire perdurer l’humanité, l’environnement, tout devient rose! Youpi me dis je 😀 Mais si on a encore, des racistes (=idiots utiles du système capitalistes), des capitalistes, des individualistes, … A quoi bon?! Je ne veux pas faire perdurer ça! Bon sinon, merci du partage de cette article coup de gueule intéressant qui explique notamment que dans ce qu’il y a de mieux à faire, c’est de viser le local (et je suis de son avis). Elle dit aussi que les actions (initiatives, responsabilités, …) individuelles sont importantes mais pas suffisantes (idem, je suis de son avis). J’ajouterai à ces deux choses (enfin, la localité est intrinsèque à tout ça en fait quand on y pense (je peux le démontrer si nécessaire)), les initiatives collectives (mutualiser les moyens et les services, faire des potagers partagés, aller défoncer les capitalistes et tout ces cons de racistes (sisi, ça en fait partie lol),…….) et comme elle l’a aussi dit dans son article (mais sous un autre angle bien évidemment), les initiatives politiques (détruire la notion d’état, mais mettre à la place la notion de pays (avec toutes ces cultures (je n’inclue pas dedans les traditions de droite qui sont bien abjectes (comme la corrida par exemple) ou alors détruire toutes les frontières, faire une langue commune oû chacun y trouve son compte….), que chacun puisse proposer des lois en argumentant, en débattant, en réfléchissant, en prenant du recul, …..), ….etc! Bref, il y en a des trucs à faire ^^ Merci d’avoir lu (et d’avoir regardé le docu Arte sur l’anarchie (on ne peut plus intéressant (je ne dis pas pourquoi: no spoil^^)) 🙂

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  9. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs
    Le vieux coq le chantait aux premières lueurs
    confiant toutefois les clefs de la basse cour
    Aux appétits rapaces des renards et vautours

    Les pigeons faisaient l’autruche, trop préoccupés
    Par les migrateurs qui pourraient leur piquer du blé
    Ils se la roucoulaient douce dans leurs nid douillet
    Sourds aux printemps silencieux et aux dodos exterminés

    Les colibris, fiers comme des paon de leurs écopratiques
    Attendaient la bascule de leurs gouttes homéopathiques
    Les manifs aériennes que faisaient les étourneaux
    Ne changeaient rien au système même si c’était très beau

    Les merles écoutant les oiseaux de mauvaise augure
    Planquaient des provisions pensant s’assurer un futur
    Les rossignols nous berçaient de belles histoires
    Qui mettaient des œillères mais évitaient le désespoir

    Ça sent le chant du cygne, le plomb dans l’aile, les prises de bec
    Il est déjà trop tard nous disent les cols blancs du GIEC
    Le développement durable ce n’est même plus pour nos enfants
    Ça fout la chair de poule, on va mourir de notre vivant

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